Monaco : l’infernal Mika Biereth a déjà doublé sa valeur !
En moins de trois mois, il a mis tout le monde d’accord et de quelle manière ! 6e meilleur buteur de Ligue 1, Mika Biereth affole les compteurs plus vite qu’une Ferrari au Grand Prix de Formule 1 de Monaco. Avec 12 buts en 10 matches, il fait mieux qu’Ibrahimovic, Neymar ou Radamel Falcao. Et s’il a permis à l’ASM d’opérer un impressionnant redressement, l’attaquant international danois a déjà vu sa valeur doubler en l’espace de quelques semaines…

Arrivé au mercato d’hiver pour renforcer une attaque monégasque en difficulté avec le manque de réussite chronique de Breel Embolo et l’absence de Folarin Balogun, Mika Biereth n’était pas le nom ronflant attendu par les supporters monégasques ou par les suiveurs de la Ligue 1. Malgré son passage au centre de formation d’Arsenal et quelques performances remarquées avec son club autrichien du Sturm Graz, l’attaquant danois, qui n’était même pas international, débarquait sur le Rocher contre 15 M€ bonus compris. 10 matches de Ligue 1 plus tard, le n°14 monégasque affole les compteurs. Pour ses grands débuts en Ligue 1, il a réussi l’exploit de faire mieux que Zlatan Ibrahimovic, Neymar, Radamel Falcao qui n’avaient pas marqué autant pour leurs premiers pas dans le championnat de France. Avec déjà 12 buts (dont 3 triplés) et 2 passes décisives, il est le premier attaquant à marquer autant pour ses premiers matches en championnat depuis 75 ans. Depuis le début de l’année 2025, il n’y a qu’Ousmane Dembélé qui a fait mieux dans le big 5 européen avec 13 réalisations. Celui qui est devenu international danois lors de la dernière trêve internationale face au Portugal n’a pas connu de difficulté d’adaptation bien au contraire.
Un joueur qui fait déjà l’unanimité dans le vestiaire
Il fait l’unanimité au sein du club, et pour Thiago Scuro, le Directeur Général, c’est tout sauf une surprise : « il a dépassé les attentes. Personne ne pouvait prédire qu’un jeune joueur arriverait et marquerait autant de buts, comme il l’a fait. (…) Ce succès est dû à son état d’esprit, à la façon dont il est arrivé au club et à la manière dont il a accepté de travailler avec le processus que nous avons mis en place. (…) Encore une fois, il a un état d’esprit particulier, et c’est la raison pour laquelle il a pu avoir un impact important », a expliqué l’homme fort du mercato de l’ASM à nos confrères de GFFN avant d’expliquer les raisons de son adaptation express: « il était très facile de se rendre compte qu’il était fort mentalement et très mature en tant que personne, et qu’il comprenait très bien quel type de joueur il était. Au quotidien, il parle à tout le monde, il est très amical, très ouvert, très respectueux de tous les employés du club. C’est un garçon très gentil, et cela aide beaucoup. Il communique facilement, il n’est pas timide. Il est capable de communiquer ce qu’il ressent ou ce dont il a besoin. On a l’impression qu’il est ici depuis plusieurs années alors qu’il vient juste d’arriver. »
Très apprécié du vestiaire où il affiche déjà une certaine complicité avec plusieurs joueurs, Biereth l’est tout autant sur le terrain. Pour améliorer son adaptation, le staff avait fait visionner des vidéos de l’international danois aux milieux offensifs pour qu’ils comprennent plus vite sa façon de jouer et ses déplacements nous a-t-on fait savoir au sein du club de la Principauté. Interrogé en conférence de presse ce jeudi sur son entente avec le n°14 de l’ASM, Breel Embolo explique comment l’arrivée de Biereth a été bénéfique pour son jeu. «Avec Mika, à deux, c’est souvent un peu plus simple parce que l’attention n’est pas que focalisée sur moi. Mika, c’est un joueur qui prend plus la profondeur, qui sort un peu plus sur le côté.» Hasard ou coïncidence, Breel Embolo, qui a marqué le but de la victoire face à Nice le week-end dernier, va mieux depuis quelques semaines et l’apport de Mika Biereth n’y est pas forcément étranger. Pour Adi Hutter, le doute n’est pas permis. «On a joué en 4-2-3-1 il y a quelques semaines, mais j’ai aussi le sentiment que l’association Biereth-Embolo nous convient parfaitement en ce moment. L’attention n’est plus seulement portée sur Breel qui a longtemps été notre seul buteur. Mika marque beaucoup de buts et l’attention est également sur lui. Avec le retour de Golovin, on a aussi plus d’opportunités et on peut réagir tout le temps. On peut faire entrer un troisième numéro 10 en sortant un attaquant par exemple.»
Mika Biereth déjà largement amorti par l’AS Monaco
Mika Biereth, qui vient de remporter son deuxième trophée consécutif de bijou du mois à Monaco (en moins de trois mois de présence) est donc devenu indispensable à l’AS Monaco. Sportivement, il est déjà d’un apport inestimable. Financièrement aussi puisqu’en moins de trois mois il a déjà doublé sa valeur (elle est passée de 13 M€ à 25 M€ sur Transfermarkt). Une nouvelle preuve, si tant est qu’il en fallait une, que l’AS Monaco, qui dispose de la troisième plus jeune moyenne d’âge en Ligue 1 (24,3 ans) derrière le PSG et Strasbourg, est un formidable accélérateur de carrière. Maghnes Akliouche (dont la valeur est passée de 25 M€ à 40 M€ cette saison) à Denis Zakaria (passé de 18 à 30 M€ depuis son arrivée), Wilfried Singo (de 12 à 25 M€ depuis son arrivée) sont autant d’exemples concrets qui font aussi de l’ASM la 2e plus importante valeur marchande de Ligue 1 (399,20 M€ selon Transfermarkt) derrière le PSG (923,5M€) et devant Lille (318,3M€), Marseille (285,3M€) ou Lyon (226,9M€). Une réussite globale qui se matérialise sportivement avec une campagne de Ligue des Champions réussie et une actuelle 2e place au classement de Ligue 1, qui illustre la réussite de la vision du président Dmitry Rybolovlev et la stratégie mise en place il y a plusieurs années, à savoir faire confiance aux jeunes joueurs (notamment aux joueurs formés à l’Academy) en n’ayant pas peur de leur accorder du temps de jeu.

Concernant Mika Biereth, dont l’absence au trophée UNFP du joueur du mois de février avait pour le moins étonné à la suite de ses trois triplés en L1, le meilleur est potentiellement à venir avec 7 rencontres pour faire gonfler ses statistiques, lui qui trône déjà au 6e rang des meilleurs buteurs de Ligue 1 à égalité avec Emanuel Emegha mais devant des Evann Guessan, Alexandre Lacazette, George Mikautadze, Gaëtan Laborde ou Ludovic Ajorque. C’est ce dernier d’ailleurs que l’attaquant danois va affronter ce samedi avec le Stade Brestois. Du côté du club breton, on se dit d’ailleurs étonné des performances du serial buteur de l’ASM. À commencer par Eric Roy qui avait croisé sa route en Ligue des Champions en septembre dernier (victoire 2-1 de Brest). «Je suis un peu surpris. Dans le sens où sur le match contre Sturm Graz (2-1, le 19 septembre), il n’avait pas pesé réellement. Mais on avait étudié l’équipe et on avait vu que c’était un joueur qui marquait des buts », explique le technicien du SB29 dans des propos retranscrits par La Diagonale.
Mais selon l’ancien coach du Gym, c’est bel et bien le contexte monégasque et son système de jeu qui explique la métamorphose de l’ancien d’Arsenal. « Je pense qu’il est beaucoup mieux dans le système de Monaco où on amène beaucoup le ballon dans la surface, car c’est un joueur de surface, qu’avec le système du Sturm Graz où il était souvent un peu seul devant, et qu’il n’a pas les qualités athlétiques pour jouer tout seul devant je pense, comparé à un Ludo Ajorque ou un Embolo. Je pense qu’il a besoin d’avoir autour de lui tout ce qu’il y a à Monaco, c’est-à-dire cette qualité offensive et cette capacité à amener le ballon dans la surface. » Saura-t-il trouver la parade pour empêcher Mika Biereth de scorer une 13e fois en 11 matches de Ligue 1 ? Réponse à Brest samedi soir sur les coups de 19h pour cette affiche "champions League".
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