Ligue 1

Ligue 1 : l’OL a perdu très gros !

Défait hier durant cette 27e journée de Ligue 1, emporté par la furie strasbourgeoise au retour des vestiaires (4-2), Lyon a peut-être perdu plus qu’un match. Le Racing est passé devant au classement et la Ligue des Champions s’éloigne.

Par Maxime Barbaud
2 min.
Rayan Cherki @Maxppp

Et si c’était un tournant de cette fin de saison ? L’OL s’est incliné hier soir à Strasbourg (4-2) dans une rencontre décisive en vue d’une qualification européenne. Non seulement les quatre buts encaissés pèsent lourd dans la balance mais le Racing profite de ce beau succès pour passer devant son adversaire du soir et lui ravir la 5e place. Les Gones, désormais 6es au classement, perdent au pire des moments, quand il faut lancer le sprint final. Malgré l’ampleur du score, ils n’ont pas fait un mauvais match non plus, en témoignent leurs 11 tirs cadrés, tous après la pause. Mais cette statistique dit beaucoup du mal qui a rongé les Lyonnais hier, leur problème de finition.

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Entre la barre de Mikautadze dès la 9e, la tête de Veretout à la 34e et le but sur hors-jeu, justement refusé à Nuamah (40e), l’OL aurait pu virer en tête à la pause. Le match aurait alors changé de dimension. «On a fait une très bonne première période, il manquait juste ce but pour changer le court du match» regrettait Mikautadze après la rencontre. Strasbourg a su en profiter dès le retour des vestiaires. «On ne finit pas les actions qu’on a. En deuxième, on s’est fait bouffer pendant les 15 premières minutes», abondait Clinton Mata en zone d’interview. L’adresse, elle, n’a pas échappé à des Alsaciens en lévitation sur cette seconde période.

L’OL perd très gros

Là où Lyon n’a pas cadré la moindre frappe en première période, le Racing a réussi à attraper le cadre à 5 reprises en seconde mi-temps… pour 4 buts. La réussite fut totale pour les hommes de Liam Rosenior, auteurs de deux buts dès le premier quart d’heure au retour des vestiaires. «Là où on a pêché, c’est dans les 5-10 premières minutes de la seconde période, analysait Corentin Tolisso. On savait qu’ils allaient vouloir revenir fort parce qu’en première, on a bien joué. On faisait de belles choses, on méritait de marquer. On s’était dit dans les vestiaires que ça allait revenir fort et qu’on devait augmenter notre niveau.»

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«Ça a été chaud, on aurait dû rester plus forts pendant les 2-3 minutes où ils ont enchaîné les corners, poursuivait le capitaine lyonnais dans les travées de la Meinau. C’était un moment faible, il fallait rester costaud. Ce but (de Santos, le premier de la rencontre) nous a fait mal à la tête. C’est psychologique. On ne s’est peut-être pas dit qu’on aurait un temps faible. Le moment a eu lieu dès le début de la deuxième. Il fallait arriver à résister, c’est là où on a pêché. Je pense qu’on a fait des erreurs évitables.» Jorge Maciel a lui évoqué la fatigue des internationaux mais surtout un manque de maturité, qui risque de coûter cher quand il faudra tirer le bilan de la saison.

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