Ligue 1

Stade Rennais : Steve Mandanda lâche ses vérités

Devenu doublure de Brice Samba au Stade Rennais depuis le mercato, Steve Mandanda est jusque-là resté discret sur cette nouvelle situation. Le gardien de 39 ans a décidé de sortir de son silence.

Par Maxime Barbaud
4 min.
Steve Mandanda avec Rennes @Maxppp

Steve Mandanda vit une nouvelle situation au Stade Rennais. A bientôt 40 ans (il les aura le 28 mars prochain), le gardien de but est désormais numéro 2 depuis la signature de Brice Samba au club en janvier dernier. Il le reconnaît lui-même, ses performances lors de la première partie de saison manquée par son équipe ont poussé la direction à chercher un nouveau joueur à ce poste si particulier. Le choix s’est porté sur l’actuel numéro 2 des Bleus, recruté 14 M€ au RC Lens. Les deux hommes se connaissent bien d’ailleurs pour avoir évolué un temps ensemble à l’OM entre 2013 et 2015, puis lors de la saison 2016/2017. Mandanda était alors l’indétrônable numéro un, devant Samba, le jeune loup.

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La dernière apparition du quasi-quarantenaire sur un terrain remonte au 3 janvier dernier, à Nice. Il était alors le capitaine de l’équipe et avait vécu une soirée compliquée. Malgré le discours de Sampaoli le soutenant, la venue de son cadet était déjà dans les tuyaux. Sa place de titulaire était déjà condamnée. «On ne vit jamais très bien ce genre de situation mais je connais bien le foot. Je ne peux m’en prendre qu’à moi dans le sens je n’ai pas été performant, assure-t-il ce jeudi. Ça pouvait arriver, ça n’était pas simple. Ma situation personnelle est ce qu’elle est. Le plus important, c’est que la situation du club soit meilleure et qu’on continue à être sur une meilleure voie.»

«Si j’avais été performant, il n’y aurait pas eu de débat»

Depuis la venue de Samba, l’ancienne doublure d’Hugo Lloris en équipe de France n’a connu que le banc de touche. Il était resté discret jusque-là mais a décidé de briser le silence dans un entretien accordé à RMC. Il est très lucide quant à sa situation d’hier et d’aujourd’hui. «Si j’avais été performant, il n’y aurait pas eu de débat, pas de réflexion sur le poste de gardien de but. À partir du moment où j’ai une première partie de saison plus que moyenne, où je coûte pas mal de buts et de points à l’équipe, c’est logique que la réflexion soit faite au sein du club. C’est Brice qui est arrivé mais ça aurait pu être un autre aussi.» Mandanda arrive également en fin de contrat en juin prochain, ce qui n’arrange en rien son cas.

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Il reconnaît toutefois qu’en privé, les propos de Jorge Sampaoli et ceux de la direction n’étaient pas vraiment accordés. «Entre le discours que le coach pouvait me tenir et ce qu’il se passait après, il y avait deux choses différentes. Quand la décision vient de la direction, on n’a rien à dire. C’est compliqué pour moi, pas simple à vivre mais avec du recul, je l’entends» poursuit-il. L’éviction rapide du coach argentin, après moins de trois mois à son poste, ne lui a pas offert le crédit suffisant pour maintenir Mandanda en confiance et à son poste de numéro un. Désormais, l’ancien Havrais vit son quotidien différemment et essaye de trouver sa place, alors qu’il aurait pu quitter Rennes cet hiver.

«Je n’ai jamais eu de problème particulier avec Brice»

«J’ai eu l’opportunité de continuer à jouer», assure-t-il, expliquant que le moment de partir n’était pas en adéquation avec la place du club en championnat. «On a mis l’équipe en difficulté, alors il faut se battre jusqu’au bout pour sortir l’équipe de cette situation. J’ai un profond attachement au Stade Rennais. C’est un club où je me sens bien, qui m’a accueilli dans un moment délicat de ma carrière, qui m’a permis de participer à la Coupe du monde 2022. J’y ai vécu des moments forts aussi. J’ai beaucoup d’amour pour ce club et je ne me sentais de partir à ce moment-là de la saison.» C’est donc avec une nouvelle concurrence et un nouvel encadrement technique qu’il terminera son aventure en Bretagne.

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«J’ai été touché. On reste humain. Mais j’aime le foot et je prends du plaisir dans mon quotidien, encore plus avec l’arrivée d’Habib Beye, parce qu’il demande au quotidien à l’entraînement, on est beaucoup sollicité, on prend beaucoup de plaisir et les résultats sont présents. Forcément, l’atmosphère est meilleure et les moments sont plus joyeux.» Reste qu’il faut cohabiter avec Samba, un gardien aux dents longues, à qui les rumeurs ont prêté une relation pas toujours saine à l’égard de ses concurrents. «Je n’ai jamais eu de problème particulier avec Brice, répond Mandanda. Et je pense que lui non plus. Plus jeune, arrivé à Marseille, il avait cette volonté de jouer, moi étant joueur de l’OM, je voulais garder cette place. Cette volonté de jouer ne doit pas enlever le respect et le plaisir de côtoyer l’autre.» Dont acte.

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