Metz plonge dans le chaos et se rapproche encore un peu plus de la Ligue 2
17ème et avant-dernier de Ligue 1, Metz s’est un peu plus enfoncé dans la crise ce samedi. Face à Monaco à domicile, les joueurs de László Bölöni ont sombré (2-5) et s’approchent encore un peu plus de la Ligue 2.
On a un temps cru au redressement avec les deux succès face à Nantes (0-2) et Clermont (1-0) avant la trêve. Puis la fragilité défensive de Metz a rejailli face à Reims le week-end suivant, avec deux buts concédés sur des errements défensifs (2-1). «Ce n’est pas de l’irresponsabilité, mais presque. Et on l’a payé cash. On aurait pu prendre d’autres buts mais on ne doit ni encaisser le premier, ni le deuxième», avait alors pesté László Bölöni après la défaite de ses joueurs il y a quinze jours.
Ce samedi, en plus d’avoir encaissé le premier et le deuxième, son équipe a encaissé le troisième, le quatrième et même le cinquième. Autant dire que Bölöni, - ou son successeur -, aura de la matière pour ses prochaines séances vidéo qui s’annoncent chargées. Car à Saint-Symphorien, les Grenats ont nagé à contre-courant, avant de couler d’épuisement sous les interminables vagues monégasques. Menés 3-0 après seulement 16 minutes de jeu, les Messins ont même permis à Folarin Balogun, auteur d’un doublé en fin de rencontre après être resté muet plus d’un mois, de refaire le plein de confiance.
Metz a plus d’un orteil en Ligue 2
17ème avant ce soir, Metz n’a pas arrangé sa situation, alors qu’un calendrier infernal l’attend avec des oppositions face à Brest, Lens, Lille, Rennes ou encore le PSG sur cette fin de saison. Si la frustration gagne les rangs de l’effectif depuis des semaines, le son de cloche est le même en tribunes. Après la nouvelle humiliation vécue à Saint-Symphorien, des projectiles ont même été lancés depuis la tribune Ouest, quand des chants «On est en Ligue 2» étaient entonnés dans le même temps par une partie du public. Après la rencontre, le portier messin Alexandre Oukidja avait lui aussi l’esprit ailleurs au micro de Prime Video. «Je fais n’importe quoi et ça met mon équipe dedans. J’ai l’impression de les avoir abandonné, j’assume entièrement cette erreur. C’est un match à oublier, ça fait mal. Que je reçoive des insultes ou que je sois critiqué, c’est normal, je vais assumer. C’est pour les gamins, il faudra qu’ils soient solides. »
Chez son capitaine Matthieu Udol, on était dans les mêmes tons, même s’il y avait la volonté d’appeler à l’unité : «On a été catastrophique. On prend rapidement trois buts, le match est plié (…) On devra aller prendre des points partout. Il ne faut rien lâcher, comme le sursaut d’orgueil en deuxième mi-temps. De la rage on en a, ce match là on est un peu désabusé. On sait très bien qu’on a des choses à améliorer. » Egalement passé par le micro de Prime Video, László Bölöni s’est montré piquant envers son groupe, et en particulier envers Oukidja, coupable d’une grossière erreur : «on perd le match dans les 15 premières minutes quand normalement on doit gagner deux zéro. Les occasions, on les a dans les 15 premières minutes. C’est de l’irresponsabilité défensive et un manque de courage. En deuxième mi-temps on fait une bonne prestation, on est récompensé par les deux buts. Apres ce qu’a fait mon gardien de but… Tu ne peux pas te permettre des choses comme ça, même si tu gagnes trois zéro tu ne fais pas ça. » Pour Metz, il faudra rapidement switcher et se tourner vers le déplacement à Brest le week-end prochain. Avec ou sans son entraîneur roumain, c’est une autre question.