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Ces cadors de la Ligue 1 obligés de dégraisser

05/09/2008 - 18 h 20 - Matthieu Margueritte

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Pour réussir une grosse saison sur tous les tableaux (championnat, coupes domestiques et coupe d’Europe), les plus grosses équipes de la Ligue 1 ont dû s’armer en conséquence. Mais certaines semblent excessivement dotées de munitions. Du coup, certains joueurs risquent de se retrouver à rester quasiment toute saison sur le banc. Bien qu’ils auront l’opportunité de disputer quelques matches à cause des blessures ou des suspensions de leurs coéquipiers, ces victimes du surnombre n’ont pas l’intention de servir comme cinquième roue du carrosse.

À l’Olympique de Marseille, le secteur visé est sans contestation possible la défense. Avec pas moins de dix prétendants aux quatre places disponibles dans le onze type d’Érik Gerets, l’arrière-garde marseillaise a de quoi faire des jaloux. Alors que des équipes comme le PSG peinent à faire venir un défenseur central, l’OM en a trop. Les problèmes de concurrence n’ont d’ailleurs pas tardé à arriver. Désignés comme titulaires au début de saisons, Hilton et Erbate ont déjà dû faire face à des critiques. Résultat : Erbate a été remplacé par Zubar. Le Guadeloupéen a su saisir sa chance, mais qu’en sera-t-il avec le retour de Rodriguez ? Même question avec Givet, Cesar et Civelli. Annoncés sur le départ, ils ont finalement préféré rester sur la Canebière.



Une concurrence à gérer

Si Marseille possède une défense surpeuplée, Saint-Étienne est dans le cas inverse. Dans le Forez, c’est l’attaque qui est en excédent. Actuellement, Laurent Roussey dispose de sept buteurs : Gomis, Ilan (photo), Mirallas, Payet, Grax, Gigliotti et Dos Reis. Des armes offensives à faire trembler plus d’une défense, mais l’entraîneur des Verts va devoir s’attendre à une gestion compliquée. Si pour des joueurs comme Payet, Roussey peut les repositionner sur un côté, l’arrivée de Mirallas va sérieusement augmenter l’embouteillage pour le poste d’attaquant central. Seul Gomis fait office de titulaire indiscutable. Mirallas, Grax, Gigliotti et Ilan devront donc alterner. Problème : on voit mal Roussey ne pas faire jouer l’ancien Lillois qu’il a ardemment voulu. Les trois autres cités risquent donc de devoir prendre leur mal en patience.

Enfin, comment ne pas parler de l’Olympique Lyonnais. Depuis le début du mercato estival, tous les observateurs se sont focalisés sur le nombre impressionnant de milieux de terrains. Entre les recrues et les retours de prêts, l’OL jouit d’un entrejeu bien garni. Immédiatement, Claude Puel a tenu à éteindre le feu du jeu de la concurrence et a refusé de se séparer de joueurs qu’il considère indispensables au vu d’une saison qui s’annonce très longue. Mais des questions restent en suspens. La première concerne le malêtre affiché de Jean-Alain Boumsong. Recruté à a Juventus, l’ancien Auxerrois pensait débarquer dans le Rhône pour former la charnière centrale avec Cris. Mais Boum Boum a déchanté. Remplaçant même après la blessure de John Mensah, l’international français affiche désormais clairement son mécontentement.



Etoffer son effectif, sans plus

Autre sujet qui sera peut-être soulevé sera le temps de jeu de joueurs comme Fabio Santos, Keita voire Bodmer. En deux saisons (2006/2007 et 2007/2008), Fabio Santos n’a joué que 16 matches. Or son temps de jeu ne semble pas parti pour être plus conséquent, car Toulalan et Makoun sont les titulaires indiscutables. Pour Keita, les bonnes prestations de Govou à droite et d’Ederson à gauche laissent peu de place à l’Ivoirien même s’il possède l’avantage d’être un vrai joueur de couloir. Utile pour un club qui ne dispose pas de pur ailier gauche. Enfin, concernant Bodmer, reste à savoir quel sera le choix de Puel quand Mensah fera son retour. S’il n’est pas exclu de voir l’ancien Rennais rester sur le banc des remplaçants, si le coach rhodanien décide de l’associer à Cris, Bodmer devrait retrouver le banc.

Une saison est longue et requiert un effectif étoffé. L’AS Monaco l’a d’ailleurs largement prouvé lors de la saison 2003/2004 lorsque la bande à Didier Deschamps avait écrasé la Ligue 1 avant de s’effondrer à cause de son exceptionnel parcours en Ligue des Champions (finale perdue contre Porto) et de laisser la voie libre à l’OL qui était pourtant relégué à dix points lors de la mi-saison.