En une saison à peine à Lorient, André-Pierre Gignac s’est révélé. L’attaquant de 22 ans a inscrit 9 buts pour sa découverte de l’élite dont un triplé lors de sa première apparition contre Nantes.
Ses débuts sont remarqués et lui valent une préconvocation chez les Espoirs. Raymond Domenech évoque même ses qualités dans une vidéo sur le site de la fédération. S’ensuit une bagarre entre Lille et Toulouse pour s’attacher ses services.
Le LOSC est persuadé d’avoir raflé la mise en juin 2007 en lui faisant signer un pré-contrat. Mais Toulouse entre dans la danse et débute un imbroglio juridique. Les deux clubs annoncent avoir fait signer un contrat de quatre ans au natif de Martigues. Lequel se déclare toulousain quand bien même il s’est engagé avec Lille. Le LOSC et le TéFéCé sont persuadés d’être dans leur bon droit. C’est donc à la commission juridique de la LFP de trancher.
La décision ne se fait pas attendre, c’est Toulouse qui rafle la mise. Le club d’Olivier Sadran annonce avoir agi dans les règles. « C’est une affaire réglée. Lorient a signé l’avis de mutation du joueur. Gignac a signé un contrat de quatre ans en bonne et due forme. J’avais averti Lorient, au préalable, mais voilà quinze jours que l’on discutait avec le joueur. Je n’ai rien piqué à personne. On a fait les choses dans les règles ».
Un an après, le flou existe toujours dans cette affaire. Gignac est bien un joueur toulousain, mais qu’en est-il de ce pré-contrat avec Lille ? Compte tenu de la décision de la Ligue, le LOSC n’aurait pas respecté la procédure en négociant avec le joueur avant d’en informer son club. L’histoire appartient désormais au passé, mais a sérieusement écorné l’image du joueur.
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